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Bouquet final pour la mission Cassini

Parole à nos deux expertes, Alice Le Gall, experte de la surface de Titan, et Nathalie Carrasco, spécialiste de son atmosphère, chercheuses rattachées au Laboratoire Atmosphères, Milieux, Observations Spatiales (LATMOS).



« Depuis près de 13 ans, la sonde américaine Cassini explore le système de Saturne, son atmosphère, ses anneaux et son cortège de satellites. Parmi les découvertes les plus marquantes de la mission : les lacs d’hydrocarbures liquides de Titan (voir figure), le plus gros satellite de Saturne, et les geysers jaillissant de la petite lune Encelade, sans doute l’un des endroits les plus propices à l’existence de vie dans le Système Solaire.
Mais le voyage de Cassini touche à sa fin. Samedi dernier, la sonde a survolé, pour la 127e et dernière fois, Titan. Son orbite a alors été modifiée pour ce qui sera « The Grand Finale », son bouquet final. La sonde va en effet effectuer 22 orbites rapprochées de Saturne, passant à une vitesse de plus de 80 000 km/h dans l’étroit (et, espérons-le, libre de tout débris !) espace qui sépare la haute atmosphère des anneaux intérieurs de la planète.

Le premier de ces passages inédits et à haut risque a eu lieu le 26 avril et le dernier se conclura, en septembre prochain, par un plongeon sans retour dans l’atmosphère de Saturne où la sonde se consumera.
Ce plongeon fatal marquera la fin d’une mission d’exception mais pas la fin de l’aventure scientifique ! Les découvertes vont continuer car il faudra plusieurs années, voire plusieurs décennies, pour extraire tous les trésors que recèlent les données engrangées pendant 13 ans par la sonde et tenter de répondre aux questions qu’elles soulèvent.

C’est précisément ce à quoi s’emploient déjà des chercheurs du LATMOS, de différentes façons. Les expériences de simulations atmosphériques, ATMOSIM, menées par Nathalie Carrasco, s’attachent à reproduire, en laboratoire, la chimie de la haute atmosphère de Titan pour notamment comprendre comment s’y forment des aérosols organiques.

Les plus lourds de ces aérosols tombent d’ailleurs sur la surface glacée de Titan et s’y accumulent pour former une couche sédimentaire ensuite érodée par les rivières et/ou organisée en dunes, comme le constate Alice Le Gall, à partir des images radar collectées par la sonde. Les données du Radar de Cassini ont aussi récemment montré que l’océan souterrain qui est à la source des geysers d’Encelade ne pourrait être qu’à quelques kilomètres sous la surface. »

Informations complémentaires :

En savoir plus
Mer d’hydrocarbure de Titan
Crédits : NASA/JPL/Univ. de Nantes
> LATMOS
> IPSL
Contact
Annelise Gounon-Pesquet, chargée de communication scientifique
annelise.gounon-pesquet@uvsq.fr

Dernière mise à jour de cette page : 4 mai 2017


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