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Des bancs de l’université à ceux de l’Assemblée nationale

Fabien Gouttefarde, nouveau député (La République En Marche) de la 2e circonscription de l’Eure depuis le 18 juin 2017, est un ancien étudiant en droit de l’UVSQ. Il y a suivi toutes ses années d’études de 1997 à 2002. Portrait.

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Quel est votre parcours universitaire ?

Je suis né et j’ai grandi à Versailles. Après une classe prépa littéraire au lycée de Sèvres, j’ai par la suite tout naturellement intégré l’UVSQ. J’y ai fait une grande partie de mes études. Après une Licence de droit, j’ai poursuivi en Maitrise de droit public (NDLR : Master 1) puis en DEA (NDLR : Master 2) en droit public international et européen cohabilité avec l'université de Paris-Sud.

J’ai eu la chance, avec quelques camarades de promotion, de partir à Montréal pour participer à des universités d’été. Cela a pu se faire grâce au professeur de droit européen, Madame Marie-Françoise Labouz et à un partenariat avec le Canada. J’y ai découvert la possibilité de faire une cotutelle pour mon doctorat, et j’ai par la suite passé une année à l’université de Montréal.

De retour en France, alors allocataire de recherche, j’ai été chargé de TD à l'université Paris 11 en droit constitutionnel et en droit de l’Union européenne puis ATER (NDLR : attaché temporaire d’enseignement et de recherche) pendant 3 ans, à l'université Paris 8 Saint-Denis.

Je n’ai, à ce stade, pas terminé mon doctorat car j’ai été recruté par le Ministère de la Défense en 2008.

Au cours de votre master, vous avez remporté le premier prix de plaidoirie du Concours Rousseau en 2002. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Dans le DEA de droit public international et européen, les étudiants étaient inscrits à des concours de plaidoirie. J’ai choisi le concours Rousseau (du nom du Professeur de droit international Charles Rousseau) et effectivement j’ai remporté, en équipe et en individuel, le premier prix au niveau national. Lors de ce concours nous tenions le rôle du procureur devant la Cour Pénale Internationale.

Par la suite, nous sommes partis à l’université de McGill à Montréal pour participer à la finale internationale.

Cette expérience vous a-t-elle plu ?

Cela m’a passionné, et m’a été utile pour mon parcours professionnel puisque j’ai été recruté au sein du Ministère de la Défense, intéressé par mon profil spécialisé en droit international et en droit pénal. Ça a été un élément déterminant pour mon recrutement.  

Quel est votre parcours professionnel ?

J’ai travaillé de 2008 à 2017 au Ministère de la Défense où j’ai occupé 4 postes dans le domaine juridique. J’ai tout d’abord travaillé à la Direction des affaires juridiques du Ministère, au bureau du droit des conflits armés où mon portefeuille comportait également les questions de justice pénale internationale, puis j’ai été correspondant au Parlement européen pour la même Direction des affaires juridiques.  Après une prépa ENA, je suis revenu au ministère de la défense pour travailler au bureau du contentieux de la responsabilité, où, comme un avocat pourrait le faire, je représentais mon ministère devant le juge administratif. Enfin, j’ai été le conseiller juridique de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre, important établissement public sous tutelle de la défense, situé aux Invalides à Paris.

Depuis mon élection, j’ai quitté mes fonctions pour me consacrer entièrement à mon mandat de député.

Comment êtes-vous entré en politique ?

Je suis passionné par la politique depuis toujours, même bien avant de rentrer en Droit. Je suivais la politique de près mais sans avoir vraiment passé le cap du militantisme.

J’ai suivi la percée d’Emmanuel Macron et en avril 2016 lorsqu’il a lancé son mouvement, je me suis inscrit à En Marche ! ( NDLR : devenu La République En Marche) et ce, dès le premier jour des inscriptions !

Lorsqu’il y a eu un appel à candidatures pour devenir responsable départemental de l’Eure j’ai proposé ma candidature et ai été nommé à ce poste en septembre 2016.

Dès lors, j’ai eu la responsabilité de constituer et d’organiser le mouvement sur le département et ai été investi dans la 2e circonscription en mars 2017. J’ai fait une campagne de terrain, à l’aide notamment d’une camionnette « floquée » à mon effigie et celle du Président de la République, et nous avons remporté l’élection.

Quels sont les thèmes qui sont importants pour vous et qui seront au cœur de votre mandature ?

Je souhaite être un député assidu dans le travail parlementaire, être sur le terrain dès que je le peux, c’est-à-dire environ 2 jours par semaine. Assez logiquement, j’ai intégré la commission de la défense, d’autant qu’Evreux, sur ma circonscription, comporte une importante base aérienne. D’ailleurs, ce matin, nous avons auditionné la Ministre des Armées concernant la prolongation de l’état d’urgence.

Au-delà des questions sécuritaires, les deux problématiques qui me tiennent à cœur sont la fracture numérique sur le territoire de l’Eure, tout comme la désertification médicale.

Comptez-vous continuer dans la politique après votre mandat ?

Tout a fait ! J’ai l’intention de continuer de m’engager. Pourquoi pas d’un point de vue plus local comme un mandat de maire ou dans un conseil départemental, sans cumul des mandats exécutifs et législatifs et en conformité avec les règles de non cumul dans le temps que nous allons voter dans quelques semaines très probablement.

Vous avez fait un don à la Fondation UVSQ, que pensez-vous du mécénat de l’enseignement supérieur qui est récent ?

C’est très important de soutenir la recherche, Emmanuel Macron en tant que Président a pris des initiatives très intéressantes à ce propos. Sa communication a été très dynamique sur ces sujets. Il a répété à plusieurs reprises et en plusieurs langues cet appel à la recherche. Il a aussi invité les chercheurs du monde entier à venir ou revenir en France (NDRL : l’initiative « Make our planet great again »). 

A ce propos, à l’Assemblée nationale, je suis heureux de retrouver le mathématicien Cédric Villani, qui siège dans mon groupe. La recherche fondamentale est une priorité pour ce mandat. Je pense que dès lors qu’il est possible de la soutenir à travers des financements de toute sorte et notamment du mécénat, il faut le faire !

J’ai fait un don à la Fondation UVSQ dans le but de participer à cet effort de soutien de manière modeste, mais j’appelle tout un chacun à découvrir ces soutiens aux projets universitaires, facilités par la levée de fonds sur Internet, car il est toujours intéressant de créer ce lien de proximité, notamment avec l’Université qui vous a formé et qui a fait ce que vous êtes.

Enfin, auriez-vous un message à faire passer aux étudiants de l’UVSQ ?

Soyez ambitieux, ne mettez pas de freins à vos rêves. J’en suis un bon exemple : devenir député était un rêve qui se réalise, j’y pensais depuis longtemps mais sans m’imaginer pouvoir concrétiser cette ambition.

Enfin, ne vous enfermez pas dans un domaine et soyez curieux de tout.

 

Propos recueillis le 6 juillet 2017 par Alice Levillain (Direction de la communication)

 

Dernière mise à jour de cette page : 26 juillet 2017


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