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Ecotourisme : facteur de développement durable ? Cas de Madagascar

Par Monsieur Frida Djohary ANDRIANAMBININA Discipline : Sciences Economiques Laboratoire : CEMOTEV

Dans les pays du sud confrontés au double enjeu de la lutte contre la pauvreté et de la préservation de l’environnement en dégradation, la valorisation économique non-extractive des ressources apparaît comme l’un des moyens permettant de contribuer au développement durable. La valorisation des écosystèmes, pourrait contourner une des contraintes majeures identifiées par la théorie économique, c’est-à-dire l’absence de marchés efficients susceptibles de révéler la valeur des ressources naturelles. L’écotourisme est l’un des domaines d’application les plus exemplaires de cette stratégie de valorisation environnementale. A travers la ratification de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), les pays en développement acceptent, dans le cadre de leurs « Stratégies Nationales de Gestion Durable de la Biodiversité », d’exécuter au niveau national, les directives de la convention, en matière de promotion de l’écotourisme. De nombreux pays ont développé l’écotourisme et les résultats peuvent être perçus de différentes manières. Les méthodes d’évaluation existantes n’intègrent pas toujours, d’une manière consensuelle, les différents intérêts qui peuvent être divergents. En prenant le cas du Parc National de Ranomafana et d’Anakao, à Madagascar, cette thèse a pour objectif de proposer une méthodologie d’évaluation des impacts locaux de l’écotourisme, basée sur l’analyse multicritère et une approche participative.
Mots-clés: Ecotourisme, biodiversité, valorisation économique, évaluation d’impacts, analyse multicritère, approche participative, démarche « Top down – Bottom up », indicateurs d’évaluation, Madagascar, Anakao, Ranomafana.

Abstract:
Facing the dual challenge of poverty reduction and environment preservation, the non-extractive economic valorization of natural resources is likely to be one of the ways to achieve sustainable development, in the southern developing countries. Valuing the ecosystems enables to bypass a major constraint identified by economic theory, which is the lack of an efficient market revealing resources value. Ecotourism is one of the most well-known application fields of this strategy of resources valuation. By ratifying the Convention on Biological Diversity, developing countries agreed to implement the Convention guidelines for the ecotourism promotion through National strategies of biodiversity sustainable management. Thus, in many countries, ecotourism’s improvement is significant; and its results can be viewed in different ways. But, existing assessment methods do not always take into account the various and divergent interests issues. This thesis is a contribution to defend a new methodology of the local impacts assessment, based on multicriteria analysis and participatory approach, compared to the Anakao and Ranomafana National Parc management.
Keywords: Ecotourism, biodiversity, economic value, impact assessment, multicriteria analysis, participatory approach, "Top down - Bottom up" approach, evaluation indicators, Madagascar, Anakao, Ranomafana.
 
Informations complémentaires
Philippe MERAL, Chargé de recherche Habilité à Diriger des Recherches à l’Institut de Recherche et de Développement – Rapporteur
Sahondra RAJEMISON, Professeur des Universités, à l’Université d’Antananarivo, Madagascar – Rapporteur
Géraldine FROGER, Maitre de Conférences Habilitée à Diriger des Recherche à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines – Directeur de thèse
Jeannot RAMIARMANANA, Professeur des Universités, à l’Université d’Antananarivo, Madagascar – Co-Directeur de thèse
Denis REQUIER-DESJARDINS, Professeur des Universités, à l’Institut des Etudes Politiques Toulouse – Examinateur
Jean-Luc DUBOIS, Directeur de recherche Habilité à Diriger des Recherches à l’Institut de Recherche et de Développement – Examinateur