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Elles nous donnent l'envie de lire

C’est un projet que l’on ne présente plus, depuis quelques années les boîtes à livres se multiplient. Aujourd’hui ce sont quatre étudiantes de l’UVSQ qui se lancent dans l’aventure.

le 1 décembre 2017

Le projet

Romane, Adeline, Domitille et Margot sont toutes les quatre étudiantes en deuxième année du Master Management Stratégique du Changement (MSC) option chef de projet dispensé en alternance à l’Institut Supérieur de Management. Les étudiants de l’ISM sont habitués à avoir des projets lors de leur M2. D’une promotion à l’autre ils se transmettent le flambeau de projets variés comme la participation au 4L Trophy ou encore le forum des associations.

Mais le groupe innove : cette année il crée de toutes pièces le projet Livr’air et compte bien le transmettre à son tour aux promotions suivantes. « Il faudrait encore plus de partenariats pour faciliter les dons et les échanges de livres par exemple et entretenir les boîtes que l’on a construites », explique Domitille, « il existe aussi un réseau de boîte à livre à l’international auquel il peut être intéressant de s’allier ».

Le projet est bien connu en France, « c’est un effet de mode qui peut être bénéfique à tous » explique Adeline.

Les objectifs du projet sont multiples : donner le libre accès à la culture et favoriser les échanges entre les populations locales, « encourager la cohésion sociale entre les personnes est aussi un objectif qui nous tient à cœur » précise Margot. « C’est pour cela que les livres sont gratuits, tout le monde peut y avoir accès, sans distinction de ressources » renchéri Domitille.

Pour permettre cet accès libre, les livres sont donnés à titre gracieux et seront déposés dans des lieux de passage. Ces lieux ont été choisis à la suite d’un sondage que les étudiantes ont réalisé. La gare de Saint-Quentin-en-Yvelines, le centre commercial ont été choisis par les sondés, ainsi que des parcs ou des lieux proches des écoles.
« Les personnes n’auront plus d’excuses pour ne pas lire, nous apportons la littérature au plus près d’eux ! » s’exclame Adeline. Romane renchérie : « avec les suppressions et retards des trains, nous espérons qu’un peu de littérature apporte de la joie dans la journée des voyageurs ».

« La seule crainte que l’on a », nous dit Romane, « c’est que les boîtes soient dégradées ». Néanmoins les étudiantes pensent que les livres bénéficient d’un consensus général les protégeant, de plus la localisation des boîtes dans des lieux de passage rend le dommage plus difficile à réaliser.

Pour mettre en place leur projet, elles ont commencé par trouver un nom et créer un logo. Aujourd’hui elles cherchent des financements pour les matériaux des boîtes à livres, de l’aide pour leur fabrication, mais aussi des dons de livres auprès des médiathèques et bibliothèques des Yvelines tout en gérant la communication du projet.

Le logo et le nom du projet

L’appellation « Livr’air » a un double avantage : il résonne comme le mot « libraire », et comporte deux mots représentant le projet : « livre » et « air » qui souligne la liberté des lecteurs d’emporter les livres chez eux.
Le logo est très réfléchi : on y voit une main qui tend un livre symbole d’échanges de connaissance, signifié aussi par les flèches. Le rayonnement en fond représente la diffusion du savoir, la culture et bien entendu il s’agit d’un rappel du logo de l’UVSQ et de celui de la CASQY (Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines).
 

Les financements et la construction des boîtes à livres

« La recherche de financement et la construction des boîtes sont pour l’instant ce qui nous prend le plus de temps » explique Romane.
Les boîtes à livres doivent résister à l’épreuve du temps et des intempéries. La peinture doit être waterproof, la vitre résistante aux chocs…

« J’ai fait quelques devis et le coût des matières premières est assez élevé » continue-t-elle « c’est pour cela que nous recherchons activement des sponsors. Nous avons déjà eu le soutien de la Banque populaire qui nous permet de tester le concept ». La Banque Populaire Val de France a en effet autorisé le dépôt de livres à son siège à Saint-Quentin-en-Yvelines pour avoir un premier retour sur expérience. Margot étant en alternance au sein de l’entreprise, elle a pu y déposer quelques livres disponibles pour les employés. « Cela fonctionne très bien, il y a même des personnes qui ont mis des DVD ! ».

« Concernant la construction de nos boîtes, nous cherchons à travailler en collaboration avec des formations de construction de bâtiment du département. Ce sera une expérience fructueuse qui permettra aux élèves des bac professionnels de se former » explique Domitille. Un lycée des Yvelines a été approché par le groupe, il s’agit de l’ancien lycée où Domitille a fait ses études. « Rien n’est finalisé pour l’instant, mais nous espérons réellement que cela fonctionnera » nous dit-elle.

Les dons de livres

Les quatre étudiantes espèrent que les particuliers apporteront rapidement leur pierre à l’édifice en déposant des bouquins qu’ils souhaitent partager. Pour débuter elles se tournent néanmoins vers les médiathèques et bibliothèques qui peuvent céder des livres pour leur donner une seconde jeunesse et proposer un large choix afin d’intéresser le plus de monde.

Pour rester informer de leurs prochaines actions (bourse aux livres, première boîtes...) retrouvez le projet Livr'air sur Facebook.

De gauche à droite : Domitille Rouits, Adeline Aulak, Margot Ponchaux et Romane Chaumonnot