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Grégory Quénet, spécialiste de l’histoire de l’environnement

Professeur d’histoire rattaché au Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (CHCSC), Grégory Quénet est aussi responsable de la recherche dédiée à l’histoire de l’environnement à l’Observatoire de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (OVSQ). Une thématique de recherche pluridisciplinaire qui prend tout son sens en cette année 2015.

le 27 mars 2015

Publié dans la lettre de la recherche n°18 en mars 2015

Vous organisez la venue prochaine du 8e Congrès biennal de l'European Society for Environmental History. Pouvez-vous nous expliquer le retentissement d'un tel événement ?


« Le 8e congrès européen de la European Society for Environmental History (ESEH), qui se tiendra à l’UVSQ du 30 juin au 3 juillet, est le plus grand rendez-vous mondial en histoire de l’environnement.  L’UVSQ prend la relève de lieux académiques prestigieux - Munich, Amsterdam, Copenhague pour les trois derniers événements.
Ces congrès rythment la vie d’une communauté académique présente aujourd’hui dans tous les pays et qui compte plusieurs milliers de membres. L’Europe, les États-Unis, l’Amérique latine, l’Asie avec la Chine et l’Inde seront fortement représentés et nous espérons plus de participants des pays arabes et africains, encore peu présents. Ce champ de recherche s’est imposé ces dernières années comme un des plus dynamiques dans le tout nouveau domaine des humanités environnementales. ». 

Dans le cadre d'une année jalonnée de nombreux événements consacrés au climat et marquée par la COP21 au Bourget, comment s'inscrit  un congrès comme celui-ci ?


« Ce congrès prend une importance particulière en cette année de la COP21. Ce contexte, ajouté aux nombreux atouts de l’UVSQ dans les études environnementales, explique le choix du comité de sélection de l’ESEH en faveur de l’UVSQ pour 2015. L’enjeu est d’affirmer la contribution légitime des sciences humaines et sociales aux côtés des sciences dures et des réponses gestionnaires : les aspects culturels et sociaux sont aussi importants que la modélisation des changements climatiques et environnementaux globaux. Les fondements matériels de nos sociétés ne pourront être modifiés sans prendre en compte les représentations de l’environnement et l’ensemble des dispositifs qui régulent notre action sur l’environnement. »

En quoi l'Histoire de l'environnement revêt un caractère essentiel, tant au niveau de l'UVSQ qu'au niveau du grand public ?


« La profondeur historique apporte la réflexivité nécessaire pour comprendre les trajectoires des sociétés, les moteurs des transformations environnementales. Sans anachronisme et sans jugement moral, il s’agit d’analyser et de quantifier des choix collectifs qui ont contribué aux problèmes environnementaux actuels, et qui sont à redéfinir. L’histoire a aussi une capacité de mobilisation indéniable car elle touche aux lieux qui font sens pour les hommes, aux histoires qui nous servent à articuler passé, présent et futur. L’État et les acteurs français ont ouvert des perspectives originales, souvent sous-estimées dans un débat guidé par l’urgence et, parfois, par un certain catastrophisme. Cet appel s’adresse aussi à l’ensemble des sciences humaines et sociales, et c’est le thème retenu pour ce congrès international "Greening history, studying the environment accross discipline: past, present and future" ».

Photo © Gregory Quenet
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La question centrale du congrès international sera comment, en tant qu’historiens de l’environnement, avons-nous transformé la manière d’écrire l’histoire, renouvelé l’interprétation d’objets historiques, et bref, changé le sens de la modernité ?

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Contact
Annelise Gounon-Pesquet annelise.gounon-pesquet@uvsq.fr
Chargée de communication scientifique à la Direction de la communication