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Il transmet le goût des maths

Martin Andler | MATHÉMATIQUES

le 1 octobre 2016

Selon Martin Andler, la désaffection de nombreux élèves français pour les mathématiques — classés juste dans la moyenne des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) — n’est pas une fatalité. « Des solutions existent pour lutter contre le décrochage de certains élèves, le manque de sens donné aux mathématiques vécues parfois comme un formalisme arbitraire et le phénomène de «maths anxiety» qui touche particulièrement les filles », martèle l’enseignant-chercheur au Laboratoire de mathématiques de Versailles (LMV).

Depuis 1998, il préside l’association Animath et promeut sa discipline via des activités périscolaires didactiques telles que des concours ou des ateliers. L’occasion pour les élèves qui le souhaitent de faire des maths autrement, et aux établissements d’intégrer une pédagogie différenciée. « Cela leur permet de prendre des initiatives, de s’investir et de se passionner pour un sujet mathématique », suggère Martin Andler.

Pour lutter contre le stéréotype selon lequel les filles seraient fâchées avec les maths et le phénomène de “maths anxiety” associé, son association organise pour les lycéennes des journées baptisées “Filles et maths, une équation lumineuse”. Au programme : conférence, témoignages de femmes scientifiques et pièce de théâtre centrée sur les stéréotypes. De quoi espérer faire grimper le taux d’étudiantes dans les filières scientifiques : « En filière S, 48% des lauréats sont des bachelières. En classe préparatoire scientifique, les étudiantes ne sont plus que 25% et à peine 10% à l’École polytechnique », déplore l’enseignant-chercheur.