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« J’ai oeuvré pour le rapprochement entre l’UVSQ & le LSCE »

Jean Jouzel, paléo-climatologue, directeur de l'Institut Pierre-Simon-Laplace (IPSL) de 2001 à 2008

le 1 octobre 2016

Vous avez été un des acteurs majeurs du rapprochement entre le Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE) et l’UVSQ au début des années 2000, comment s’est amorcée cette collaboration ?

Jean Jouzel : À cette époque, l’UVSQ était déjà partie prenante de l’IPSL car tutelle de deux de ses laboratoires. Le rapprochement avec le LSCE s’est fait en deux temps. L’entité de recherche cherchait une tutelle universitaire, mais n’étant pas située à proximité de l’UVSQ, le rapprochement ne s’est pas fait spontanément. C’est grâce au soutien de la présidente Sylvie Faucheux que le processus a pu s’enclencher. Des postes ont été créés, ainsi que des enseignements. Le LSCE a ainsi bénéficié d’apports financiers de l’UVSQ, laquelle jouit, en retour, en termes d’image, de la notoriété aujourd’hui internationale du laboratoire.


À la même époque, vous suivez également de près les travaux de construction du bâtiment prévu pour l’IPSL.

J.J. : Oui, c’est un projet qui avait été initié par Gérard Mégie, un ancien de l’UPMC et proche de Michel Garnier, dont l’idée était de fédérer les laboratoires impliqués dans l’étude du climat et de l’environnement. Ce projet de construction a mis quinze longues années à aboutir, avec des hauts et des bas ! Le bâtiment de la Ferme de Troux à Guyancourt a posé notamment quelques difficultés techniques, au niveau des poutres et des pieux très anciens.


Vous avez reçu la médaille d’or du CNRS en 2002, quels souvenirs gardez-vous de cette période de recherches ?

J.J. : Ce fut une période intense. Les deux projets d’enregistrements climatiques à partir de carottes de glaces prélevées au Groenland et en Antarctique nous ont permis de mettre en évidence l’existence de variations climatiques rapides (réchauffements de l’ordre de quinze degrés en quelques dizaines d’années). Les enregistrements actuels permettent d’appréhender l’évolution du climat des 800 000 dernières années, l’objectif est de pouvoir remonter encore plus le temps, jusqu’à 1 million d’années.