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« J’ai pratiqué la pluridisciplinarité et découvert une vraie vie de campus »

Catherine Roucairol, professeure d'informatique et directrice d'une équipe de recherche au laboratoire PRISM de 1993 à 2008

le 1 octobre 2016

En 1993, alors que vous êtes professeure à Paris-VI, vous rejoignez une partie du laboratoire d’informatique, transférée à Versailles. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Catherine Roucairol : C’était une question que posait alors mon entourage : « Pourquoi quittes-tu une université parisienne de renom pour une université nouvelle ? » La réponse était évidente : j’étais à Paris-VI depuis vingt ans, autrement dit ma carrière était déjà bien installée et cette antenne du laboratoire créée sous l’impulsion de Guy Pujolle, Georges Gardarin et Paul Feautrier allait bientôt prendre son indépendance sous le nom de Prism (Parallélisme, réseaux, systèmes, modélisation). Partir représentait, certes, un saut dans l’inconnu mais surtout une superbe opportunité. L’université nouvelle m’offrait un moyen de développer pleinement mes disciplines, la recherche opérationnelle et le calcul parallèle, à travers la création d’une équipe de recherche et le développement d’enseignements en maîtrise et en DEA. De plus, je troquais mon minuscule bureau parisien pour une vie de campus stimulante.

Qu’avez-vous découvert à l’UVSQ que vous ne connaissiez déjà ?

C.R. : La pluridisciplinarité ! À Paris-VI, je ne côtoyais que des informaticiens. À Versailles, j’ai pu entrer en contact avec les autres composantes et faire la connaissance de physiciens, de chimistes, de médecins, d’historiens. Cette proximité entre disciplines se vérifiait également au niveau des instances dirigeantes et des étudiants qui ne désertaient pas le campus une fois les cours terminés. Je l’ai trouvée aussi avec les entreprises avoisinantes. Jamais à Paris-VI je n’ai été contactée par une société extérieure, alors que c’était assez fréquent à l’UVSQ. Mon équipe a ainsi travaillé pour la Poste de Versailles, RTE, EDF, Bouygues.

Vos compétences vous ont également amenée à développer les moyens informatiques de l’UVSQ.

C.R. : C’est en cela qu’il était intéressant de participer au développement d’une université nouvelle car tout était à construire. En 2002, j’ai proposé à la présidente Sylvie Faucheux de redéfinir la politique informatique de l’université. Le réseau de télécommunication “Royal” a d’abord été créé puis un nouveau système d’information a été mis en place pour l’ensemble de l’UVSQ, favorisant l’usage des TIC au service des étudiants, des enseignants et de l’administration (ENT, e-campus, Centre d’innovation pédagogique, etc). Des projets enthousiasmants ! Au final, ces 15 ans passés à l’UVSQ ont été une étape culminante de ma carrière professionnelle et m’ont permis de développer des relations amicales et durables avec de nombreux collègues.