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Jonathan Edwards : La crise de l’autorité dans l’Amérique des Lumières

le 20 mai 2011

vendredi 20 mai 2011 à 14h
A l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
Bâtiment d'Alembert - Salle des thèses
5/7 boulevard d'Alembert 78280 Guyancourt

Par Monsieur Roy CARPENTER Discipline : Langue et littérature anglo-saxonne Laboratoire : SUDS

De tous les personnages historiques qui animent les débats autour du Grand Réveil, nul n’occupe une position plus influente que le pasteur de Northampton, Massachusetts, Jonathan Edwards (1703–1758). Prenant comme point du départ la pensée scientifique et philosophique la plus récente, il entreprend de moderniser la théologie réformée afin de l’adapter à l’ère des Lumières. C’est avant tout la notion d’expérience individuelle qui prend une importance particulière lorsque le théologien tente d’expliquer le processus de conversion : en effet, il défend une interprétation libérale et indulgente de ces expériences, même si elles semblent associées à des comportements irréguliers, violents ou même insensés. Edwards se trouve alors contraint à défendre les pratiques les plus anti-autoritaristes au nom du droit fondamental de croire ce que son cœur ressent, même si une telle posture est en contradiction avec la doctrine religieuse établie ou la pratique sociale traditionnelle.



Abstract:

Among the figures involved in the debates that took place during Great Awakening, none was more influential than the pastor of Northampton, Massachusetts, Jonathan Edwards (1703–1758). Building upon the latest scientific and philosophical thought, Edwards set about bringing the reformed theology he inherited from his Puritan forebears into line with the Enlightenment. Specifically, the notion of individual experience took on great importance as he sought to explain the process of conversion, arguing for a more open and inclusive interpretation of what often appeared to be the disorderly, violent or even insane behavior of those undergoing conversion experiences during the Great Awakening. Edwards’ analyses appeared to justify their most anti-authoritarian practices in the name of the inviolable right to believe in what one felt in one’s heart, even if such beliefs were in contradiction with established religious doctrine or traditional social practice.
struggle, reveal the shifts in gender meanings that could arise from such identification, or, by contrast, how the discourse of refined manhood or Southern gentlemanhood could be (re)mobilized during identity-shattering moments to justify the domination of one model of masculinity in Southern literature.
 
Informations complémentaires
Marie-Jeanne ROSSIGNOL, Professeur des Universités, à l’Université Paris-Diderot – Paris VII – Rapporteur
Naomie WULF, Professeur des Universités, à l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris III – Rapporteur
Bernard COTTRET, Professeur des Universités, à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines – Directeur de thèse
Jacques POTHIER, Professeur des Universités, à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines – Examinateur
Bernard VAN RUYMBEKE, Professeur des Universités, à l’Université Vincennes Saint-Denis – Paris VIII – Examinateur
Allan POTOFSKY, Professeur des Universités, à l’Université Paris-Diderot – Paris VII – Examinateur