M. CHRISTIAN SAMBOU

Doctorat en sciences politiques à l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

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Thèmes de recherche

  • Sujet de thèse : Les guerres civiles pour la reconnaissance en Afrique Occidentale.
  • Directeur de thèse :  Thomas LINDEMANN
  • Résumé du projet de thèse : 
    L'analyse de la conflictualité dans les sociétés africaines a fait l'objet d'une littérature abondante. Cependant la lecture qu'est faite des conflits armés se limite dans l'appréhension des dynamiques des violences politiques sous le prisme des approches et problématiques matérialistes. Les guerres civiles - entendues ici comme des conflits armés qui opposent des groupes d’individus organisés au sein d’un Etat donné -, sont expliquées très souvent et exclusivement par des variables matérialistes relatives à la géographie (frontières), à l'économique ( ressources naturelles, pauvreté, revenu minimum (chez Paul Collier et Anke Hoeffler), ou encore par des facteurs tels la composition sociodémographique, la structure des opportunités chez (Fearon, Laitin, Tilly).
    Ces approches omettent la part de construction dynamique à laquelle est sujet le conflit à travers l'histoire et les interactions individuelles et collectives. cette réduction conduit à une forme de naturalisation des conflits qui sont considérés comme des données constantes.
    Ce projet, qui prend en compte la période des années 1980 aux violences politiques de 2012 en Afrique Occidentle, s'inscrit dans une perspective dynamique pour mieux cerner la formation et la construction du phénomène de la guerre mais aussi de la paix, et implique ainsi d'accorder une attention particulière à la transformation des identités, aux structures mentales et aux dimensions symboliques des violences guerrières.
    L'inscription de notre thèse dans le paradigme des "luttes pour la reconnaissance" nous permet à a fois d'accorder une attention d'une part aux déterminants socioéconomiques et politiques qui motivent l'engagement dans le recours à la violence, d'autre part de situer les rapports sociaux entre belligérants dans la perspective de la formation des identités belliqueuses. Nous postulons que les dénis de reconnaissance déterminent la propension aux violences politiques.
    Nous sommes en outre habité par le souci d'apporter quelques recommandations basées sur les résultats des analyses statistiques et discursives. Pour cela, nous tentons de considérer l'effet des politiques de reconnaissance dans la prévention des guerres civiles. 

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Doctorant