L'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines a profité de l'interdiction de fumer dans les lieux public, entrée en vigueur le 1er février, pour relancer les actions d'information et de prévention qu'elle avait déjà mis en place. Stella, maître de conférence en gestion, a anticipé cette interdiction et arrêté de fumer quelques mois en avance. Elle nous apporte son témoignage.
«J'ai 36 ans, et j'ai commencé à fumer à l'age de 18 ans. Je suis rapidement devenue une "grosse" fumeuse. C'est la nouvelle loi, mais aussi l'évolution de la société française qui m'ont décidée à arrêter. En tant que fumeuse, je me sentais de plus en plus exclue de la vie sociale, à cause, notamment, des odeurs de tabac. Depuis trois ans, j'ai tenté d'arrêter à trois reprises. Ces essais, infructueux, duraient deux à cinq semaines. Je reprenais quand j'étais confrontée à une situation stressante, ou si je prenais du poids.
J'ai intégré l'université en septembre 2006. Lors de la visite médicale d'embauche, le médecin du travail m'a parlé d'un tabacologue, le docteur Mathiot. Je suis allée le voir, il m'a expliqué que dans l'arrêt du tabac, le suivi est capital :
il permet de partager ses expériences personnelles, mais aussi de recevoir un avis médical adapté. Il m'a conseillée d'utiliser des patches, pour éviter la nervosité due au manque, et m'a appris à gérer le besoin psychologique de cigarette.
J'ai pris des rendez-vous réguliers tous les dix ou quinze jours pendant deux mois. J'ai créé de nouvelles habitudes, un nouvel environnement, et le 25 novembre, j'arrêtais de fumer ».