Le programme GEOMON, pour Global Earth Observation and Monitoring, a été officiellement lancé les 12 et 13 février. Ce projet ambitieux entend mettre en place un dispositif global de surveillance, qui prend en compte à la fois les données obtenues en continu depuis l’espace par les satellites, mais également les mesures réalisées par les avions de ligne instrumentés et les observatoires terrestres. Des données hétérogènes et multiples, qu’il convient donc d’harmoniser.
Les 38 laboratoires participant au projet, intégré au 6ème programme cadre européen, travailleront de concert pour produire des données compatibles, développer des méthodologies permettant d’associer les données sols et les données satellites, et créer une base de données commune. Ce dispositif global, outil indispensable pour surveiller les changements de la qualité de l’air et du climat, portera le nom de GEOSS (en Anglais, Global Earth Observation System of Systems).
En France, les partenaires du projet sont le CEA, qui coordonne l’ensemble, le CNRS/INSU, le CNES et l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, par le biais du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE) et le Service d’Aéronomie (SA). La phase de construction du GEOSS durera quatre ans. Concrètement, le dispositif permettra de suivre l’évolution de la concentration des gaz à effet de serre, de la composition chimique de la troposphère (0-12 km) et de la stratosphère (12-50 km), et de la distribution des particules, notamment au dessus de l’Europe. Grâce à ces éléments, les prévisions sur l’évolution du climat pourront être améliorées. D’autre part, il sera possible d’évaluer les effets réels des grandes réglementations internationales (protocole de Kyoto etc.) sur la composition atmosphérique et le climat.
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