Le 14 janvier
2005, la sonde Huygens, est descendue dans l’atmosphère de Titan
après un voyage de 7 ans. Titan, satellite de Saturne qui
se trouve à 1,2 milliards de km de la Terre, présente
de nombreuses similitudes avec la Terre. |
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Ce satellite comporte une atmosphère composée
de 98% d’azote et environ 1,8% de méthane. La pression
au niveau du sol est 1,5 fois la pression atmosphérique terrestre
et la température y est de - 180°C. Ces conditions sont
très inhospitalières ressemblent toute de même à ce
pouvait être l’atmosphère primitive de la Terre.
On pense que c’est à partir du mélange azote méthane
que la vie a pu apparaître sur Terre. Les scientifiques qui analysent
maintenant les données espèrent une grande avancée
dans la connaissance de l'évolution du système solaire
et sur l'origine de la vie.
La descente de la sonde Huygens est une grande prouesse technique.
La sonde a voyagé pendant plus de 7 ans, la descente entièrement
automatique s’est parfaitement déroulée, malgré les
conditions extrêmes de température que la sonde a du subir
: fort échauffement de son bouclier thermique, très faible
température au niveau du sol.
Titan était, avant le 14 janvier toujours mystérieux.
En effet, une couche de particules solides masque son sol. Les photos
prises le 14 janvier ont révélé une partie du
mystère de ce satellite.
L’UVSQ est partenaire de ce projet. Deux laboratoires de l’IPSL
(Institut Pierre Simon Laplace), le SA (Service d’Aéronomie)
et le CETP (Centre d’étude des Environnements Terrestres
et Planétaires) ont participé à cette mission
spatiale mise en œuvre par les agences spatiales européenne
(ESA), américaine (NASA) et italienne (ASI).
Le SA est responsable de l’instrument ACP (Aerosols Collector
Pyrolyser). Cet instrument a prélevé, au cours de la
descente de la sonde Huygens, des aérosols de l’atmosphère
de Titan. Cette expérience associe d’autres laboratoires
français (LISA Créteil, ONERA, CERT Toulouse) et étrangers
(USA, Autriche). Une procédure entièrement automatique
a transféré ces échantillons dans un four à pyrolyse,
puis les gaz produits ont été analysés par une
colonne de chromatographie équipée en sortie d’un
spectromètre de masse. Cette suite d’opérations
particulièrement complexes a bien fonctionné. Les données
sont en cours d’exploitation. Elles seront confrontées à des
simulations en laboratoires et à une modélisation de
l’atmosphère de Titan.
Le CETP est partenaire de l'expérience PWA-HASI (Permittivity
Waves and Altimetry - Atmospheric Structure Instrument). Cette expérience
dédiée à l'étude des propriétés électriques
de l'atmosphère et de la surface de Titan a déjà permis
de dévoiler sa basse ionosphère prévue par les
modèles. Elle est le fruit de la collaboration de laboratoires
européens dont : CETP, LPCE Orléans, IAA Granada, IWF
Graz, ESA-ESTEC Noordwijk, CISAS Padova. Ces laboratoires travaillent
activement à l'analyse des données.
L’UVSQ s’affirme ainsi comme un pôle important
en Sciences Planétaires, à la fois au niveau régional,
national et international.
Guy Cernogora
guy.cernogora@ens-phys.uvsq.fr
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