Vous êtes ici : UVSQ ActualitéPortraits

«Partir de presque rien pour façonner une université »

le 15 mai 2017

Catherine Clénet-Garnier responsable du site des Sciences de Versailles de 1987 à 1995, maître de conférence en mécanique, épouse du fondateur de l’université Michel Garnier.

Comment êtes-vous arrivée à l’UVSQ ?

Je suis arrivée à Versailles au moment de l’ouverture du site en tant qu’antenne de l’UPMC en 1987. Jusqu’en 1991, j’ai travaillé sur les deux sites, Jussieu et Versailles. À la rentrée 1987 nous avions 230 inscrits répartis entre les deux DEUG sciences de la vie et sciences et structures de la matière.

Comment se déroulaient les enseignements et la vie sur le campus à cette époque ?

C’était un campus très calme, très vert, il y avait parfois même quelques écureuils ! Nous avons récupéré le bâtiment de l’Ecole normale d’instituteurs, aujourd’hui bâtiment Descartes. La première année nous disposions, d’un amphi, deux salles de TD transformées en bibliothèque, deux bureaux, trois salles de TD, six salles de TP, un laboratoire informatique et … une petite cafeteria.  
La vie sur le campus était un peu « folklo » la construction des extensions, puis des nouveaux bâtiments avançaient et nous entendions les bruits des camions et des marteaux piqueurs. Il fallait quelquefois monter au troisième étage pour pouvoir téléphoner !

Que faisiez-vous en tant que responsable du site des Sciences de Versailles ?

Pour tout dire, dans les premiers temps, personne n’avait de fonction unique, on faisait un peu de tout. Je réceptionnais même les souris pour le laboratoire ! Je suivais les réunions de chantiers pour la construction des bâtiments Fermat, Lavoisier… vraiment, nous étions sur tous les fronts !
Nous avons aussi beaucoup travaillé pour obtenir l’agrément pour délivrer le diplôme d’ingénieur de l’ISTY dès la première année. C’était quelque chose de rare dans le monde universitaire et nous en sommes très fiers.
Par la suite je me suis occupée d’Apogée, le logiciel de gestion des enseignements et des étudiants. On m’appelait « madame Apogée » parce que l’UVSQ était un établissement pilote.

Comment qualifieriez-vous vos années à l’UVSQ ?

L’ambiance était familiale, nous travaillions sans compter nos heures, dans la bonne humeur. Parfois nous nous connections depuis la maison, pour saisir des notes, jusqu’à 2 heures du matin ! Pour cela, nous avions demandé au service informatique de retarder la sauvegarde de nuit.
En vérité nous travaillions comme des fous, mais c’était très motivant d’avoir un but, de partir de presque rien pour façonner une université.
Nous étions aussi très proches des étudiants, nous les connaissions tous. Nous discutions souvent avec eux et n’hésitions pas à les réprimander gentiment lorsqu’ils mettaient leurs pieds sur les murs tout neufs !