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« Président ? Ce sont 25 métiers par jour ! »

le 1 octobre 2016

Dominique Gentile, président de 1997 à 2002

Dominique Gentile fut un président atypique, comme il se définit lui-même, arrivé presque malgré lui à la tête de l’UVSQ en 1997. Enseignant-chercheur en sciences physiques au CNRS puis détaché quatre ans chez Renault où il prend goût définitivement pour les relations industrie/recherche, Dominique Gentile fût d’abord le vice-président chargé des relations industrielles et de la valorisation de Michel Garnier.

« Les relations universités-entreprises m’ont toujours passionné et c’est bien avec la volonté de les développer que se sont créés les universités nouvelles d’Ile de France au début des années 90 sans oublier leur rôle social sur le territoire » dit l’ancien président qui n’a de cesse d’encourager nombre de projets qui ont pour point commun de professionnaliser les formations, valoriser les travaux des chercheurs, promouvoir et développer les relations entre les disciplines. « Même si tous les projets n’ont pas abouti, ils ont au moins eu le mérite de faire avancer des idées novatrices pour l’époque, qui sont aujourd’hui autant d’éléments qui concourent au rayonnement actuel de l’UVSQ ». Avec son équipe, il impulse le développement des laboratoires, en robotique (LISV), en informatique (PRISM), en sociologie (Printemps) et développe la filière mécatronique de l’ISTY pour mieux répondre aux besoins socio-économiques du pôle Mantois. Précurseur avec le lancement d’un incubateur (aujourd’hui Incuballiance) et d’une filiale de valorisation de la recherche, il crée des cours à l’entreprenariat, donne naissance aux écoles doctorales, développe les nouvelles technologies de la communication.

« Nous avions une relative liberté dans la manière de mener nos projets, confie-t-il. Par exemple, nous avions instauré un système d’appels à projets interne auprès de nos enseignants-chercheurs qui permettait de financer des projets en recherche et en pédagogie. J’avais également conservé de notre ancien régime dérogatoire un conseil d’orientation présidé par René Pellat alors haut commissaire à l'Énergie atomique, qui m’a beaucoup aidé dans le développement de l’UVSQ ». En particulier, la décision fut prise de créer la faculté de médecine à Montigny-le-Bretonneux, à partir d’anciennes facultés de Paris intra-muros. « Le décret, signé par Jack Lang et Bernard Kouchner respectivement ministres de l’Enseignement supérieur et de la Santé, a été signé pendant mon mandat. Ce ne fut pas une mince affaire à l’époque de démarrer la construction du bâtiment, déménager les équipes de la rue de Saints-Pères, convaincre les enseignants-chercheurs et les élus ». Fruit de ce travail, notamment celui d’Alain Baglin, son artisan, l’UFR de la Santé Simone Veil est aujourd’hui une des plus belles réalisations universitaires récentes en France.

Dominique Gentile confie volontiers que la fonction de président «ce sont 25 métiers par jour !» S’il a moins apprécié la partie « construction des bâtiments », il retient surtout le bonheur d’avoir travaillé en équipe, la fierté d’avoir initié des projets qui sont salués aujourd’hui comme des réussites incontestées pour l’UVSQ, l’accent mis sur l’accueil des étudiants, la construction de résidences universitaires, la qualité des enseignements et l’attractivité de l’UVSQ à l’international. « J’ai eu  un jour toutes les peines du monde à expliquer que l’Université n’était pas aussi vieille que le Château de Versailles à des membres éminents du gouvernement chinois ! » raconte l’ancien président de l’UVSQ.

L’UVSQ dans 10 ou 15 ans ? Pour l’ancien président, elle doit continuer à professionnaliser ses enseignements, développer les formations d’ingénieurs, s’interroger sur son rôle de formation des jeunes en lien avec les besoins de l’économie. « Même si je pense que les projets évoluent mieux de manière pragmatique, je crois que l’avenir de l’UVSQ s’inscrit dans l’Université Paris-Saclay, au sein duquel les universités et les écoles doivent coopérer » conclut Dominique Gentile.