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Projet artistique : Ségolène Perrot

le 7 janvier 2020

Projet 2020

L’artiste plasticienne, Ségolène Perrot, sera présente à l’UVSQ en 2020, lors d’une résidence, pour nous faire découvrir l’art de la vitrophanie à travers des installations artistiques au sein de vos campus, des ateliers et autres surprises.

D’où vient votre vocation ? Et quelle est votre formation ? 

J’ai passé mon adolescence à Avignon, c’est une ville magnifique qui a un fort patrimoine historique et culturel, de plus chaque été, pendant le festival, se déroule un grand nombre de manifestations qui ont éveillé mon désir de vie artistique. 
 
Je me suis formée à Paris, à l’École Nationale Supérieure des Arts Appliqués et Métiers d’Art Olivier de Serres, où j’ai acquis beaucoup de connaissances techniques (dessin, couleur, volume) et appris la rigueur pour répondre à un cahier des charges. Ensuite, j’ai profité de la liberté de l’École des Beaux-Arts de Versailles (où j’enseigne aujourd’hui) pour développer une démarche autonome.
 

Quelles sont vos influences et vos inspirations artistiques ? 

Le peintre, connu de tous, que j’admire énormément est Henri Matisse ; j’apprécie notamment ses papiers découpés, une technique qu’il met en place à la fin de sa vie et qui lui permet une synthèse évidente entre la ligne (le dessin) et la forme (la couleur). 

Je suis également très attachée à l’œuvre de Claude Viallat, un artiste du mouvement support-surface ; à partir de la répétition d’une forme simple, il développe, avec un sens du rythme jubilatoire, des combinaisons colorées qui semblent être toujours les mêmes mais qui sont en fait à chaque fois différentes. 
J’aime aussi énormément l’œuvre de l’artiste américain Sol LeWitt : il a élaboré le concept de Wall Drawing qui fixe un ensemble d’instructions pour réaliser un dessin (ou une peinture) directement sur le mur du lieu d’exposition. Même si chaque Wall Drawing correspond à des consignes précises, l’œuvre produite est toujours différente car elle dépend d’une part, de l’espace dans lequel elle est réalisée et d’autre part, de la manière dont les dessinateurs se sont emparés des instructions pour l’exécuter (à l’instar des musiciens qui interprètent une partition).
 

Vous utilisez plusieurs supports pour vos créations, quel est votre préféré ? 

Oui, effectivement, ma recherche est très ouverte mais je n’ai pas de support préféré, plutôt des périodes de travail pendant lesquelles je privilégie l’un plutôt que les autres. 

Le bois, le verre, le Plexiglas ont l’avantage d’être rigides mais leur utilisation devient complexe dès que l’on veut sortir des petits formats orthogonaux. La toile ou le tissu sont souples, on peut les rouler ou les plier aisément, cependant ils se froissent et manquent parfois de maintien à l’accrochage. Le papier est un bel intermédiaire mais il demeure assez fragile et il n’est jamais transparent. Cette insatisfaction permanente me pousse inlassablement à expérimenter de nouveaux supports et de nouvelles techniques. Je voudrais trouver une combinaison idéale de matériaux, qui soit simple, légère, facile à transporter et à accrocher.

Quelle place occupe la couleur dans votre travail artistique ? 

La place de la couleur dans mon travail est tout à fait centrale.

Une couleur me donne tellement de satisfaction que je trouve qu’elle mérite qu’on la regarde pour elle-même, cependant il existe tant de belles couleurs que j’ai envie de les employer toutes. J’utilise donc les couleurs en les isolant et en les combinant. Je crée des ensembles polychromes à partir de monochromes. 

Je m’intéresse à tous les états que prennent les couleurs : matière, transparence, lumière. Je joue par exemple, comme dans les vitrophanies, avec les phénomènes optiques obtenus en plaçant des filtres devant une source de lumière : les projections colorées, les effets de diffusion, les reflets, les brillances et les réverbérations qui apparaissent sont d’une richesse infinie.
 

Quels sont vos projets pour 2020 ? 

Le projet qui me tient le plus à cœur et dont je me sens particulièrement proche car j’habite sur le site depuis longtemps, est celui en cours avec la Maison de l'étudiant·e, en vue de la création de vitrophanies sur le campus de Saint-Quentin-En-Yvelines.

Je continuerai à proposer des œuvres à la location par l’intermédiaire de l’ArtOshare, l’artothèque étudiante désormais implantée à la Bibliothèque Universitaire.
Je participerai avec mes étudiants à l’exposition Il faut être voyant, se faire voyant qui se tiendra à Versailles en début d’année, à la galerie de l’École des Beaux-arts.
 
Je vais retourner en résidence artistique en Corée du Sud à l’automne et cette fois-ci je partirai avec des étudiants de l’École des Beaux-arts de Versailles.
 
2020 sera donc pour moi l’année des étudiants !
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