Accès direct au contenu

Dans :

UVSQ


Ajouter au panier
Imprimer la page
impression pdf

Site institutionnel > Toute l'actualité > l'UVSQ Mag > UVSQmag n°18 - janvier 2008 > recherche

UVSQmag - Recherche

Asiacrypt 2007 : quatre chercheurs de l’UVSQ distingués

L’UVSQ s’est distinguée lors de la dernière édition d’Asiacrypt, conférence internationale de cryptologie, qui s’est tenue début décembre à Kuching en Malaisie, avec quatre articles acceptés, ce qui est exceptionnel. L’un d’eux, rédigé par l’étudiant en thèse Thomas Peyrin, a même obtenu le prix du meilleur article (« best paper award »). Explications de Louis Goubin, Antoine Joux, Jacques Patarin et Michaël Quisquater, de l’équipe cryptologie de l’UVSQ.


L'objectif de la cryptologie est de sécuriser la transmission
des données via les réseaux électroniques.


La cryptologie du grec (kryptos), caché et (logos), discours, traité peut être définie comme la science du secret : elle s'appuie sur la possibilité de transmettre un message tout en dissimulant son contenu pour un observateur indiscret.
Dans sa conception moderne, la cryptologie a essentiellement pour objet l'étude de trois problématiques : la confidentialité, l'authenticité et l'intégrité de l'information. Pour répondre à ces trois exigences, trois concepts importants ont émergé au fil du temps, et sont aujourd'hui considérés comme les fonctionnalités fondamentales de la cryptologie. Il s'agit du chiffrement, qui permet de cacher l'information contenue dans un message ; de la signature électronique, qui permet de prouver l'identité de l'auteur d'un message et de garantir sa non-répudiation ; et de l'authentification, qui permet de prouver son identité, lors d'un contrôle d'accès.


L'équipe cryptologie à l'UVSQ

L'équipe de cryptologie du laboratoire PRiSM est née avec l'arrivée de Jacques Patarin en 2001 et s'est renforcée avec celle de Louis Goubin et d'Antoine Joux en 2004, puis de Michaël Quisquater en 2006.
Dans son activité de recherche, l'équipe vise à couvrir largement les thématiques variées de la recherche académique en cryptologie, cryptographie à clé publique et à clé secrète, cryptanalyse, sécurité des implémentations, théorie des nombres, cryptographie multivariable, fonctions de hachage...
L'équipe de cryptologie apporte sa spécificité dans les enseignements d'informatique à l'UVSQ et depuis quelques années, l'université propose plusieurs formations ayant une partie consacrée à la cryptologie et la sécurité informatique. En particulier, le master recherche Algèbre appliquée propose un parcours complet en cryptologie. Il est complété depuis 2006 par un master professionnel, baptisé SeCReTS.
Afin de contribuer à la reconnaissance nationale et internationale de l'équipe, ses membres s'investissent aussi dans des activités d'accompagnement de la recherche. En particulier, l'équipe compte onze doctorants : quatre effectuent leur thèse au PRiSM, les sept autres étant accueillis dans d'autres laboratoires publics ou privés.

Les articles Asiacrypt 2007

Intitulé « Cryptanalysis of Grindahl », l'article de Thomas Peyrin porte sur ce que l'on nomme les « fonctions de hachage », ou « fonctions de condensations ». C'est un sujet particulièrement « chaud » en ce moment en cryptologie dans le monde entier. En effet, les diverses fonctions de hachage classiques s'effondrent les unes après les autres. Ainsi, la fonction de hachage la plus utilisée au monde, nommée SHA-1, a été prouvée être moins sûre que voulu par une chercheuse chinoise il y a quelques années. Et son « ancêtre » direct, SHA-0, a été cassée par Antoine Joux de l'UVSQ. Or ces fonctions sont indispensables dans de très nombreuses applications,  et notamment les signatures électroniques. La crise est telle qu'un appel à de nouvelles fonctions a été lancé au niveau mondial : un nouveau standard doit être choisi pour les années qui viennent. Thomas Peyrin montre dans son article que « Grindahl », un candidat sérieux pour remplacer SHA-1, n'est pas la bonne solution, à moins éventuellement d'y introduire quelques modifications importantes.
Le second article, « When e-th Roots Become Easier Than Factoring » par Antoine Joux, David Naccache, et Emmanuel Thomé, porte sur RSA, un algorithme de cryptographie à clé publique massivement utilisé dans le monde.
Le troisième article a été rédigé par Cécile Delerablée, ancienne  étudiante du master algèbre appliquée de l'UVSQ actuellement en thèse à Caen. Intitulé « Identity-Based Broadcast Encryption with Constant Size Ciphertexts and Private Keys », il porte sur le « broadcast encryption », c'est-à-dire sur le problème de transmettre des contenus chiffrés payants à de très nombreux abonnés.
Enfin le quatrième article, par Jacques Patarin, Valérie Nachef et Côme Berbain, porte sur les attaques génériques  des schémas de Feistel avec des fonctions expansives (« Generic Attacks on Unbalanced Feistel Schemes with Expanding Functions »). Ces schémas associés aux fonctions expansives permettent de chiffrer de l'information en utilisant moins de mémoire informatique que les autres méthodes.


Contact :
Jacques Patarin
jacques.patarin@prism.uvsq.fr

Dernière mise à jour de cette page : 30 janvier 2008


Présentation UVSQmag

Recherche d'un article

Recherche d'un article

logo_uvsq