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Un centre technologique dernier cri pour les sciences de la santé

« Nous réunissons en un lieu unique les technologies les plus avancées en biologie et sciences de la santé ». Gilles Chiocchia, directeur de recherche à l’UFR des sciences de la santé Simone Veil de l’UVSQ, finalise avec ses équipes les plateformes technologiques qui sont opérationnelles depuis l’été 2013.

le 26 mars 2013

Publiée mardi 26 mars 2013


Imagerie, spectrométrie de masse, génomique, ressource biologique, animalerie, histologie, le centre de recherche Simone Veil rassemble au total 6 plateformes technologiques articulées autour d’une douzaine de laboratoires et de 250 chercheurs.
« Nous évoluons dans un environnement pluri et trans disciplinaire (épidémiologie, compréhension de certains handicaps, maladies infectieuses, pathologies cellulaires et génétiques, etc.) », explique G. Chiocchia. « Les synergies entre équipes sont réelles et trois axes thématiques phares se dégagent de nos travaux. Notre ambition est d’accentuer notre rayonnement dans les domaines de l’épidémiologie clinique et des cohortes, du handicap neurologique et moteur ainsi que l’inflammation et la mort cellulaire.».
   
En partie destinées à la recherche, les plateformes sont aussi ouvertes à la formation interne et externe, ainsi qu’aux partenariats avec les entreprises privées. « Nos outils et nos savoir-faire devraient intéresser tout type d’industriel ayant un questionnement lié de près ou de loin à la santé. L’industrie pharmaceutique peut faire appel à nous pour tester ses médicaments, analyser des métabolites ou produire de nouveaux vecteurs viraux ». Les entreprises dédiées à l’environnement ou encore à la qualité de l’eau y trouveront largement leur intérêt.

Les partenaires de l’UFR peuvent d’ores et déjà accéder à la plateforme d’imagerie / cytométrie, ouverte avec un peu d’avance sur ces voisines. « Nous offrons ici une véritable chaine d’analyse de la cellule », s’enthousiasme Gilles Chiocchia. Les cytomètres et microscopes dernier cri sont capables de traiter de 10 à 100 000 cellules par minute. Ils caractérisent les cellules d’un échantillon, puis les identifient tout en obtenant leur image, et enfin offrent une vision en 3D extrêmement précise d’une cellule isolée et de ses organelles.

Le centre est en outre très lié au laboratoire épidémiologie-santé publique de l’UFR et ses cohortes. Par exemple, les informations recueillies auprès des 200 000 volontaires de la cohorte Constances serviront de référence pour comparer population saine et malades. A terme cette base de données servira à prévenir certaines pathologies. Un travail comparable est envisagé en génomique grâce aux capacités de séquençage haut débit du centre.

« La mutualisation des moyens nous ouvre de nouvelles possibilités technologiques et nous permet d’accueillir nos partenaires dans les meilleures conditions », conclut le chercheur.