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Un "X" en master 2 mathématiques ?

Francisco José Vial Prado est étudiant chilien en master 2 algèbre appliquée à la cryptographie et au calcul formel de l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Sa particularité, être déjà diplômé de l’École polytechnique (X). Focus sur les raisons de sa venue dans les Yvelines.

le 9 janvier 2013

publiée mercredi 9 janvier 2013
Vous êtes diplômé de la prestigieuse École polytechnique. Pourquoi choisir de poursuivre vos études à l’UVSQ ?

Pour la qualité de ses enseignements et ses cryptographes reconnus. Mon parcours à l’École polytechnique comprenait, en plus d’enseignements généraux, des cours en mathématiques très poussés. Toutefois, souhaitant enseigner à l’issue de mes études, je dois maîtriser tous les aspects de la discipline. L’École prévoit dans ses formations un M2 pouvant être suivi hors les murs, selon le sujet. Un de mes professeurs m’a donc conseillé le master recherche de l’UVSQ. Une fois celui-ci obtenu, je pourrai suivre une thèse en cryptographie avant de rentrer au Chili.
J’ai en outre été admis dans la classe du Maestro Philippe Cuper, première clarinette solo super-soliste à l'Opéra national de Paris et enseignant au Conservatoire de Versailles. Je joins donc l’utile à l’agréable.

Comment en êtes-vous venu aux mathématiques et à la cryptographie ?

Après mon PSU (équivalent chilien du baccalauréat) j’envisageais de me tourner vers l’astronomie, science très développée au Chili du fait de son excellent réseau de télescopes, et suis entré à l’université pontificale du Chili. C’est là que je me suis pris d’un réel intérêt pour les mathématiques et me suis recentré sur ce domaine. Le changement de filière et les frais universitaires chiliens étant parmi les plus coûteux au monde, je ne pouvais pas rester dans mon pays pour étudier dans cette branche. Un de mes professeurs m’a orienté vers l’École polytechnique. J’y ai débuté les cours en avril 2010, y ai découvert la cryptographie et en suis sorti diplômé cette année.

Comment comptez-vous utiliser les savoir-faire que vous auront apportés la cryptographie ?

Je pense rentrer au Chili où il y a beaucoup à faire en la matière, tant d’un point de vue académique (enseignement de la cryptographie et des mathématiques fondamentales) que privé. Par exemple, la plupart des établissements concernés par la protection de données comme les banques, n’ont pas de systèmes efficaces de protection. Les attaques sont rares et simples, ils achètent des systèmes anciens déjà craqués ou facilement « cassables ». En ayant étudié ici la cryptographie, je pense pouvoir apporter là-bas un nouveau point de vue sur le sujet et contribuer à l’amélioration de la situation.