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ENDODAY 2018 - Conférence – Sensibilisation à la maladie de l’endométriose

le 6 février 2018

6 février 2018 à 13h30
Maison de l'étudiant, 1, allée de l'astronomie, 78280 Guyancourt

4 étudiants en master de l'ISM-UVSQ ont décidé de se mobiliser pour faire connaître les travaux du Pr Arnaud FAUCONNIER, gynécologue obstétricien au centre hospitalier intercommunal de Poissy/Saint-Germain-en-Laye et directeur du laboratoire RISCQ de l’UVSQ. Il travaille actuellement sur un kit permettant le dépistage de l'endométriose. Avec le soutien d’EndoFrance, il a notamment mis en place un auto-questionnaire destiné à aider au diagnostic de l’endométriose (étude DEVA,).

Aujourd’hui en France, près d’1 femme sur 10 est atteinte de la maladie de l’endométriose. La recherche médicale et les praticiens de l'endométriose s'efforcent de faire sortir de l'ombre cette maladie.

Pour que la maladie de l’endométriose soit mieux connue et que la recherche avance, 4 étudiants en master à l'ISM-UVSQ, Claire Le Chaudelec, Aurélien Lostelier, Firdaws Makran et Laurène Monge, organisent :
  1. Une conférence de sensibilisation et d’information principalement à destination des étudiants, sur la maladie de l’endométriose ;
  2. Une collecte de dons défiscalisés pour le laboratoire RISCQ du Pr Arnaud FAUCONNIER.

Lors de la conférence du mardi 6 février 2018, différentes thématiques seront abordées telles que la maladie, ses conséquences, sa prévention, les recherches en cours ainsi que la qualité de vie des jeunes femmes qui sont atteintes de cette maladie. Le but étant aussi de dédramatiser la maladie et également de dépasser les idées préconçues très souvent véhiculées.

Durant cette conférence, le Pr Fauconnier interviendra sur différents sujets tels que la maladie, sa prévention et les recherches en cours. Il sera assisté par Florence Francillon qui exerce le métier de sage-femme.
Stéphanie STARACI, psychologue, travaille sur le handicap des patientes endométriosiques. Elle interviendra sur la qualité de vie des femmes atteintes de cette maladie.

L’association Endofrance interviendra sur l’accompagnement et le soutien qu’elle apporte aux femmes au travers de ses actions mais également afin de veiller à diffuser de l’information fiable sur la maladie.
Informations complémentaires
L’endométriose, décrite pour la première fois en 1860 par le médecin Karel Rokitansky (1804-1878), reste mal connue, mal diagnostiquée, et difficilement traitable. L’endomètre est le tissu qui tapisse l’utérus. Sous l’effet des hormones (œstrogènes), au cours du cycle, l’endomètre s’épaissit en vue d’une potentielle grossesse, et s’il n’y a pas fécondation, il se désagrège et saigne. Ce sont les règles. Chez la femme qui a de l’endométriose des cellules vont remonter et migrer via les trompes. Le tissu semblable au tissu endométrial qui se développe hors de l’utérus provoque alors des lésions, des adhérences et des kystes ovariens, (endométriomes) dans les organes colonisés. Cette colonisation, si elle a principalement lieu sur les organes génitaux et le péritoine peut fréquemment s’étendre aux appareils urinaire, digestif, et plus rarement pulmonaire.

Les symptômes de la maladie diffèrent d’une femme à l’autre. Ils peuvent être multiples car ils sont liés aux localisations des lésions endométriosiques. Chez les femmes souffrant d’endométriose, la douleur est très souvent évoquée. Cette dernière peut se manifester de différentes manières : des douleurs pendant les rapports sexuels (dyspareunie), douleurs pelviennes fréquentes, douleurs lors de la défécation, douleur à la miction, douleurs abdominales (ballonnements), douleurs lombaires (lombalgie, sciatique, cruralgie).

Le diagnostic de l’endométriose est complexe car la maladie revêt des formes variées. Souvent on ne parle pas d’une d’endométriose mais des endométrioses, car cette maladie ne se développe pas de la même façon d’une femme à l’autre. Elle fait partie des maladies gynécologiques des plus mystérieuses.
Encore aujourd’hui méconnue, quant à l’origine et aux causes médicales de la prolifération des lésions touchant les organes sains (organes génitaux, vessie, utérus…), l’endométriose reste aussi trop souvent sous-estimée ou oubliée, surtout pour tous les cas de maladie asymptomatique.