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Des filles et des maths à l’UVSQ

Après l’Institut Henri Poincaré à Paris, l’Université du Saint Esprit de Kaslik au Liban, l’UVSQ a accueilli la troisième édition 2019 de « Filles et maths : une équation lumineuse » à l'UFR des sciences le 21 mai 2019.

le 21 mai 2019

Le mardi 21 mai 2019
De 9h à 17h
UFR des Sciences
45 avenue des États-Unis
78035 Versailles

Depuis 2009, les associations femmes & mathématiques et Animath organisent plusieurs fois dans l’année, à Paris mais aussi en région, les journées « filles et maths : une équation lumineuse ! » destinées à des filles en fin de collège, au lycée et en classes préparatoires. Elles ont pour but d’encourager les filles à s’orienter vers des études de mathématiques et plus généralement des études scientifiques et techniques.

Le mardi 21 mai 2019, l’UFR des sciences de Versailles a reçu la troisième édition 2019 de « Filles et maths : une équation lumineuse ». Tout au long de la journée, des jeunes filles de 3ème du collège de Croissy sur Seine et des secondes du lycée de la Plaine de Neauphle, ont pu découvrir le campus de l’université, assister à une conférence avec une mathématicienne, puis participer à des speed-meeting avec des femmes du milieu scientifique. En fin de journée elles ont eu la chance d’assister à une pièce de théâtre forum,  au cours de laquelle les comédiens interagissent avec le public. Un bon moyen pour ces jeunes filles de découvrir l’univers des sciences et d’en parler avec leurs aînées.
 

La parole aux participantes


Alice 14 ans, classe de 3ème du collège Jean Moulin de Croissy-sur-Seine :  "J’ai beaucoup aimé la conférence avec la mathématicienne, ça se voyait qu’elle voulait nous transmettre son savoir, l’envie des maths. Les speed-meetings étaient également très intéressants. De pouvoir discuter librement avec des femmes de ce monde c’était très enrichissant." 

Manon 16 ans, classe de seconde au lycée de la Plaine de Neauphle à Trappes : «Maelle Nodet, la mathématicienne était très impressionnante à écouter, elle m’a vraiment donné envie de poursuivre une voie scientifique. Son parcours est un exemple de réussite. »

Sarah 15 ans, classe de seconde au lycée de la Plaine de Neauphle à Trappes : «Les speed-meetings étaient ma partie favorite, j’ai aimé pouvoir m’exprimer librement avec des femmes qui sont passées par là et qui ont réussi, elles sont des motifs d’encouragement, qui me donnent envie de persévérer dans ce domaine. »

Harleen 14 ans, classe de 3ème du collège Jean Moulin de Croissy-sur-Seine : « Toutes les femmes que l’on a rencontrées aujourd’hui  ont d’impressionnants parcours derrière elles, elles sont passées au-dessus des critiques, des clichés sur les filles dans les mathématiques. Je suis intimidé par ce monde mais cette journée m’a permis de me rendre compte que tout est possible tant que l’on travaille. »
 

Du côté des organisateurs 

Pour l’occasion, Martin Andler, professeur émérite en mathématiques au sein de l'UVSQ, et vice président d'Animath a répondu à quelques questions :

Depuis quand l’événement existe-t-il ?

L’événement «  filles et  maths : une équation lumineuse » existe depuis 10 ans, c’est la 93ème édition, et la première à l’UVSQ. Nous organisons 12 à 15 rencontres par an.

Pourquoi organiser ce genre d’événement ? Dans quel but ?

Le but pour Animath, une des associations organisatrices, est de promouvoir les mathématiques avant l’enseignement supérieur, de rassurer les jeunes filles sur leurs potentielles études scientifiques.

Pourquoi seulement les filles ?

Car il y a sous-représentation du nombre de filles en études scientifiques. Elles ne sont pas assez nombreuses. On constate un taux de 17 % de filles à Polytechnique, c’est peu. La mixité scolaire est importante et elle n’est pas suffisante, d’où le besoin d’accompagner ces jeunes filles dans leurs réflexions d’avenir.

Pourquoi les filles se font moins nombreuses en sciences ?

Les filles subissent une pression sociale. C’est un facteur de société si les filles sont moins présentes dans les filières scientifiques que les garçons. La société ne les incite pas aux sciences. Au vu des pressions subies, elles sont sous-performantes. Le poids des stéréotypes impacte sur leurs performances.

Elsa Masson, salariée pour Animath et coordinatrice de "filles et maths" a également apporté quelques réponses supplémentaires sur  l’événement.
 

Quel rôle avez-vous tenu pour cet événement ?

Exceptionnellement j’ai dû remplacer une intervenante auprès des jeunes filles. J’ai un parcours scientifique, étant donné que j’ai passé une licence en double cursus de mathématiques et de philosophie car, justement j’avais les 2 profils : littéraire et scientifique.

Quel est le but de ce programme ? D’autres existent-ils ?

Le but de ce programme est de réduire l’écart filles-garçons des filières scientifiques, de mettre en confiances les jeunes filles qui souhaitent y accéder.                                                                                                   
Il existe un autre programme toujours en partenariat avec Animath ainsi que l’association Femmes & Mathématiques qui est : Rendez-vous des jeunes mathématiciennes.C'est un programme de niveau supérieur qui cible vraiment l’orientation post bac, pour les amener vers des carrières scientifiques. Lors de cet événement les jeunes filles sont réunies par équipe de 5 maximum et font des travaux de recherche, elles travaillent sur des problèmes proposés par Le Tournoi Français des Jeunes Mathématiciennes et Mathématiciens (TFJM). Le but de ces événements est de promouvoir un accès en toute sérénité aux jeunes filles souhaitant accéder à des carrières scientifiques.


Informations complémentaires

Lutter contre les stéréotypes

Ces journées « Filles et maths : une équation lumineuse », en plus de promouvoir l’accès aux études supérieures ont également pour but de casser le stéréotype que les filières scientifiques seraient essentiellement masculine. Selon le Ministère de l’Éducation Nationale, en 2017 en série générale, les filles représentaient 46,7 % des élèves de Terminale scientifique et 79,5 % des élèves de filières littéraires. La mixité est nécessaire pour progresser vers l’égalité mais elle n’est pas suffisante et doit être accompagnée.
Le temps d’une journée ou d’un week-end, les associations tiennent, simplement, à manifester à ces jeunes filles un intérêt spécifique. Cette initiative nationale, a reçu le 9 mars 2017 le prix « Education » lors de la journée « Sexisme pas notre genre : 400 idées pour faire avancer l’égalité́ » organisée par Laurence Rossignol, ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes.


Site internet de l'événement :
filles-et-maths.fr/2019/04/02/journee-20190521-versailles/

Sur facebook :
www.facebook.com/FillesEtMaths/