Vous êtes ici : UVSQ RechercheActualités de la recherche | Innovation

Étienne Anheim, nommé chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres

Historien, membre du laboratoire DYPAC, vice-président de la Fondation des sciences du patrimoine, et coordinateur du LabEx Patrima, Étienne Anheim a été nommé au grade de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres par l’arrêté du 17 juillet 2015. L’occasion d’aborder ses multiples travaux de recherche, en collectif.

le 8 septembre 2015

Publié mardi 8 septembre 2015
Quels sont les travaux principaux dans votre carrière qui vous ont valu cette reconnaissance ?
«  Je travaille depuis de nombreuses années sur l’étude historique des objets culturels, peinture, musique, manuscrits et archives, ce qui m’a donné l’occasion de nombreuses collaborations avec le ministère de la Culture, ses services et ses établissements, comme le Château de Versailles et le Musée du Louvre. Depuis 2011, je suis le responsable scientifique du laboratoire d’excellence "Patrima" et de l’équipement d’excellence "Patrimex", qui sont dédiés à l’étude du patrimoine matériel et qui rassemblent plusieurs centaines de chercheurs. En 2013 a été créée la Fondation des Sciences du Patrimoine, dont l’UVSQ est l’un des membres fondateurs, qui encourage la recherche scientifique dans le domaine du patrimoine et dont je suis vice-président. Cette reconnaissance vient au terme de ce parcours : je ne la considère pas comme une récompense personnelle, mais comme une distinction collective, destinée à témoigner du succès de notre travail dans le domaine de la recherche sur le patrimoine matériel. »

Quel est l’impact pour Dynamiques Patrimoniales et Culturelles (DYPAC), votre laboratoire d’appartenance ?
«  À travers moi, c'est donc le LabEx Patrima, l’IECI et le laboratoire DYPAC qui sont récompensés, et c'est ce qui m’importe le plus. Voici quelques années, nous avons fait le choix de nous engager dans des projets exigeants, liant formation et recherche, autour de la thématique culturelle et patrimoniale. Depuis le début de l’année 2015, notre laboratoire, anciennement ESR, est devenu "Dynamiques Patrimoniales et Culturelles" sous la direction de Pierre Chastang. Cette distinction est aussi la reconnaissance d’une stratégie de recherche, celle qui unit des équipes dépendant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et des équipes du ministère de la Culture, autour des objets patrimoniaux. Ce n’est qu’une médaille, il ne faut pas lui donner plus d'importance qu’elle en a ; mais si cela peut être une manière d’attirer l’attention sur notre travail, au moment où nous tentons de développer cette thématique dans le cadre de l’Université de Paris-Saclay, ce serait très bien. »

Quels projets immédiats entrent dans votre recherche ?
«  Mes projets de recherche actuels continuent dans cette même direction. Je soutiens mon habilitation à diriger des recherches au cours de l’automne, la partie principale du dossier présenté au jury porte sur l’histoire matérielle et spirituelle de la peinture italienne entre 1270 et 1460. J'ai aussi eu l’honneur et la chance d’être nommé au conseil scientifique du Louvre.
Par ailleurs, plusieurs projets collectifs sont en cours dans le cadre du laboratoire DYPAC : un travail interdisciplinaire sur l’usage graphique et intellectuel des listes dans la culture médiévale, soutenu par l’ANR et dirigé par Pierre Chastang, qui a débuté au printemps, une recherche sur l’albâtre dans la sculpture médiévale de la fin du Moyen Âge en collaboration avec le Musée du Louvre et les scientifiques du Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques, une étude sur les matrices de sceau métalliques, en collaboration avec les Archives nationales et le Laboratoire Archéomatériaux et Prévention de l’Altération (LAPA, CNRS-CEA) et la préparation, pour le printemps 2016, d’une importante journée d’étude sur les matériaux du patrimoine, en collaboration avec l’unité IPANEMA (CNRS/Synchrotron SOLEIL) et l’École Polytechnique, dans le cadre de l’Université Paris-Saclay. »
Informations complémentaires