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Prix Spécial Postdoc de la SFE pour Thomas Gautier

"Comment la vie est-elle apparue sur Terre ? Est-ce qu’elle pourrait réapparaître ailleurs ? Je suis passionné d’astronomie depuis tout petit et cette question me fascine", expliquait déjà Thomas Gautier lorsqu’il faisait son doctorat au Laboratoire Atmosphères, milieux, observations spatiales (LATMOS).

le 15 décembre 2016

Publié le 15 décembre 2016
Aujourd’hui postdoc au NASA Goddard Space Flight Center, c’est pour son étude de la matière organique dans le système solaire et sur la terre primitive que Thomas Gautier a reçu le Prix Spécial Post Doc de la Société française d’exobiologie.
« Cela représente déjà une reconnaissance de mes travaux par mes pairs, et surtout un encouragement à persévérer dans la recherche. C’est également une manière de remercier toutes les personnes avec qui j’ai eu la chance de collaborer depuis 6 ans, à l’UVSQ et ailleurs. »

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L’instrument COSAC et l’atmosphère de Titan, les deux parties de la recherche de Thomas Gautier
Les recherches de Thomas Gautier portent sur l’étude de la matière organique dans le système solaire. Cela comprend, pour une partie, une implication sur l’instrument COSAC de la mission Rosetta, avec lequel a été détecté, pour la première fois directement à la surface d’une comète, une quinzaine de molécules organiques. « Une autre partie de mon travail, précise le chercheur, consiste à étudier l’atmosphère de Titan, le principal satellite de Saturne. Il s’agit d’une atmosphère qui, par certains côtés, est assez similaire à celle de la Terre primitive, et étudier la chimie pré biotique (la chimie des briques élémentaires du vivant, avant l’apparition du vivant) peut nous aider à comprendre ce qu'il s’est passé sur Terre il y a plusieurs milliards d’années. »

Un parcours ancré à l’UVSQ
« J’ai effectué mon doctorat au LATMOS à Guyancourt, après avoir fait mon parcours de la L1 au M2 à l’UVSQ. À la suite de mon doctorat en 2013 je suis parti en Allemagne travailler au Max Planck Institute for Solar System Research à Göttingen, justement pour travailler sur l’instrument COSAC de l’atterrisseur Philae de la mission Rosetta.
En parallèle, j’avais candidaté à une bourse Postdoctorale de la NASA. Il s’agit d’une candidature libre dans laquelle le candidat soumet un projet de recherche qui correspond à ses capacités et ses intérêt scientifiques, et qui est ensuite évalué par un comite de sélection. J’ai eu la chance de voir mon projet sélectionné et de partir à la NASA, au centre Goddard Space Flight Center près de Washington DC pour travailler sur l’atmosphère de Titan et au développement de futurs instruments pour l’exploration du système solaire.
Cela a été une expérience extrêmement enrichissante pour moi, et qui m’aidera énormément à continuer de progresser dans mon travail lors de mon retour en France prévu l’année prochaine. »