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Retour d’expérience : mobilité Erasmus+ d’enseignement
Alaïs Le Villain, docteure et agrégée en Etudes Hispaniques et Ater à l’IECI, s’est rendue fin février à l’Université de Huelva, en Espagne, pour effectuer une mobilité d’enseignement (STA) dans le cadre du programme Erasmus+. Elle a accepté, à son retour, de témoigner sur sa mobilité.
Comment cette mobilité d’enseignement s’est-elle inscrite dans votre parcours académique et vos projets actuels ?
L'objectif était de profiter de ma situation d'Ater qui me donne du temps pour préparer un vrai projet de mobilité mais aussi d'initier et de renforcer un partenariat et une coopération universitaire en l'Espagne et la France qui soit plus simple à maintenir au fil des années, contrairement à celle déjà existante avec l'Amérique hispanique, plus difficile et moins économique.
Comment avez-vous conçu et adapté vos enseignements pour le public de l’université partenaire ?
Avec l'enseignante de Huelva, nous avons profité de la convergence de nos thématiques de recherche, la littérature hispanoaméricaine du XXe siècle, pour monter plusieurs séances sur la littérature historique qui questionnent les notions de nations et de traumatismes collectifs.
Quels échanges avec les étudiants ou les collègues de l’établissement d’accueil vous ont particulièrement enrichie ?
J'ai été surprise de la taille des groupes actuels en Philologie espagnole à Huelva et de la manière dont les étudiant.es se sentent libres d'interagir avec l'enseignant. La prise de parole semble beaucoup moins problématique.
Cette expérience a-t-elle fait évoluer votre manière d’enseigner ou votre réflexion pédagogique ? Si oui, comment ?
Je ne dirais pas que cette expérience modifie ma manière d'enseigner mais elle me conforte dans l'idée que les postures pédagogiques doivent être variées et qu'elles sont toutes légitimes si tant est qu'elles soient respectueuses de tout un chacun.
La mobilité a-t-elle permis d’initier ou de renforcer des collaborations (recherche, co-enseignement, projets communs, doubles diplômes, etc.) ?
J'ai pu découvrir l'équipe pédagogique de la filière espagnole, leurs champs de recherche et les projets en cours. L'objectif sera donc de maintenir la coopération institutionnelle initiée à Huelva, l'enrichir et donner l'envie d'aller faire une mobilité dans cette université à plus d'étudiant.es.
Quel message adresseriez-vous à un(e) collègue enseignant(e) qui envisagerait une mobilité Erasmus+ STA ?
J'encourage tous les enseignant.es à profiter des avantages certains d'une mobilité Erasmsus+ STA pour tout d'abord découvrir les collègues et les campus avec lesquels nos étudiant.es ont des échanges, puis pour découvrir d'autres pratiques pédagogiques et d'autres manières d'enseigner. Enfin, il s'agit de donner du sens à la circulation de nos savoirs et à la coopération universitaire européenne qui ne doit pas être restreinte à la recherche scientifique.